Institut pour l'Etude et la Conservation du Baobab

L’association INECOBA s’intéresse à développer et à promouvoir tous projets qui visent à étudier, protéger et sauvegarder les baobabs qui comptent déjà 6 espèces menacées inscrites sur la liste rouge l’IUCN parmi les 8 représentées dans le monde.

Toutes les actualités

Aulnay n'aime pas toutes ses associations...

1Enfin ! l'association a reçu une réponse que nous attendions depuis des mois suite au dépôt de notre dossier de subvention de fonctionnement en début d'année 2015 au Service Associatif d'Aulnay-sous-Bois. Comme nous nous en doutions, notre demande de subvention de fonctionnement a été rejetée, la ville d'Aulnay sous Bois mettant ainsi fin à 8 années d'engagement et soutien à nos côtés depuis la création de notre association. Les raisons évoquées : un contexte économique national très difficile et une diminution drastique des dotations budgétaires de l'Etat en direction des collectivités territoriales... et donc au lieu de diminuer notre subvention pour participer à "cet effort", on préfère nous supprimer totalement notre subvention. La décision choisie a au moins le mérite d'être claire !

Ce n'est pas une surprise étant donné que nos projets au Sénégal ont été brutalement stoppés, sans que nous puissions réaliser la dernière mission sur Rufisque initialement prévue et financée intégralement par le Ministère des Affaires Etrangères. Les contacts pris avec nos collègues rusfiquois montrent que tous les projets initiés ont été subitement arrêtés et qu'aucune suite ne semble envisagée, ni l'accueil de délégation, tout cela étant perçu comme un véritable abandon de la part.

Nous ne pouvons que regretter cette décision de la municipalité qui remet en question les projets de coopération sur la ville de Rufisque et plus généralement, certainement l'ensemble des autres projets avec les autres villes qui sont pourtant toujours affichées à l'entrée d'Aulnay comme villes partenaires.

2

Ce désengagement de cette nouvelle municipalité met donc terme aux projets de notre association initiés sur la ville. Pourtant l'association INECOBA est toujours régulièrement sollicitée pour participer bénévolement aux festivités, animations et n'a pas hésité à être présente à la dernière édition de la Fête de l'Arbre en novembre 2015. 

Nous aurons néanmoins le plaisir de vous retrouver sur de nouveaux projets sur Sevran, Tremblay en France, et certainement d'autres villes  dont un nouveau projet est en cours de préparation. Des contacts ont aussi été pris avec le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis.

1238392 10151865434749901 172263581 n

 

 

 

 

Un trophé devenu collector ! Lors du forum des associations en septembre 2013, l'association INECOBA avait été récompensée pour son projet EDUCOBAOBAB mis en place avec le service de la coopération décentralisée à Rusfique au Sénégal.

 

Le clos des Baobabs: à la découverte d'un vin rouge 100% sénégalais

Grape season. Crédit photo: Michael Pardo via Flickr, License by CC.
Grape season. Crédit photo: Michael Pardo via Flickr, License by CC.
C'est un vignoble pas comme les autres qui s'étend sur un hectare à peine près du littoral surnommé Petite Côte.

 

Comme une source d'eau qui jaillit en plein désert, c'est un vignoble pas comme les autres qui s'étend sur un hectare à peine à Nguékhokh. Sur un hectare à peine, des baobabs veillent sur un raisin jeune qui se gorge de soleil dans cette localité située à environ 60 km au sud-est de Dakar.

Le site a été baptisé «Le Clos des Baobabs» par ses fondateurs, deux Français amoureux du Sénégal. Un peu fous, aussi, d'avoir tenté l'aventure du vin dans un milieu a priori hostile. «Le principal défi ici, c'est qu'il n'y a pas de saison marquée», explique Philippe Franchois, la soixantaine, un ancien assureur devenu viticulteur qui s'est associé avec François Normant, ex-ingénieur informatique, pour acquérir il y a trois ans dix hectares de terrain à Nguékhokh, près du littoral surnommé Petite Côte.

«En France, on vendange à date fixe ou presque. La vigne au Sénégal se fatigue vite mais l'avantage du climat, c'est qu'on fait deux vendanges dans l'année!», se réjouit M. Franchois.

Autre problème dans ce pays: le manque d'eau, dans un pays au relief plat et au climat sec, contraint les viticulteurs à ruser. Les deux associés français ont opté pour un coûteux système d'irrigation au goutte à goutte, seulement possible grâce à un forage à 180 mètres de profondeur. Mais ils sont très discrets sur le montant des investissements consentis.

Une bouteille à 7.000 francs CFA

Sur les 10 hectares de leur vignoble, seul un est exploité pour l'instant. Un coup d'essai pour tester la réaction des plants de vigne importés de France sur ce terroir sénégalais imprévisible et un peu capricieux. Cinq cépages y sont cultivés actuellement: Cabernet-Sauvignon, Cinsault, Grenache, Syrah et San Giovese.

«Le Cabernet se comporte mal. C'est un cépage long. On ne retentera pas l'expérience», affirme M. Normant, qui n'est pas pressé d'atteindre une production industrielle. Cette année, pour les deuxièmes vendanges du domaine, 500 bouteilles de vin rouge et rosé sont sorties estampillées du majestueux baobab qui, espèrent les initiateurs, sera leur marque de fabrique une fois la commercialisation lancée. À 7.000 FCFA (près de 11 euros) la bouteille, Philippe Franchois et François Normant ciblent une clientèle aisée mais se défendent d'être une marque de plus pour expatriés dans ce pays de près de 14 millions d'habitants.

«Il y a des Sénégalais de la classe moyenne supérieure qui aiment les bonnes choses et veulent consommer local», assure Philippe Franchois.

PUBLICITÉ

Pour se faire une petite place sur le marché de l'alcool, le Clos des Baobabs mise sur le rouge, un classique, et le rosé, «un produit porteur» qui, estiment les patrons du vignoble, se mariera avec les plats épicés de la cuisine sénégalaise comme le célèbre «tiep bou dieune» (riz gras au poisson) ou le «yassa poulet», avec une sauce aux oignons relevée au jus de citron.

«On sent le pruneau mûr»

«La culture du vin est en train de naître ici», analyse Mokhsine Diouf, viticulteur-oenologue sénégalais formé en France qui donne un coup de main à Franchois et Normant depuis son retour au Sénégal en 2013. Dans ce pays où 95% des habitants sont musulmans, «à cause de la religion, il y a beaucoup d'hypocrisie sur qui boit, qui achète de l'alcool» mais, assure M. Diouf, «20 millions de bouteilles de vins et spiritueux (y) sont tout de même vendues chaque année».

A cause de la surtaxation de 125% imposée par le gouvernement sur les vins importés, les Sénégalais ont tendance à consommer des breuvages fabriqués sur place. Des boissons beaucoup moins chères mais à la qualité douteuse ayant des effets ravageurs sur la santé, selon M. Diouf.

Les initiateurs du Clos des Baobabs se disent fiers d'avoir tiré du vin malgré un parcours qui s'annonçait semé d'embûches. Si le grand cru n'est pas encore à portée de verre, il se félicitent d'une cuvée qu'ils trouvent «très satisfaisante».

Un bar dans un baobab

«Le rouge a une belle couleur profonde avec des nuances violines», décrypte Jean-Marie Mikalef, oenologue venu déguster cette curiosité dans un bar de Dakar. «On sent le pruneau mûr, la datte. Pour une première vinification au Sénégal, c'est très bien!», s'enthousiasme-t-il.

Philippe Franchois raconte en souriant que des oenologues et sommeliers invités pour une dégustation à l'aveugle en France il y a quelques mois pensaient que le rosé du Clos des Baobabs «était du Côtes-de-Provence ou du Coteaux d'Aix». Les deux associés français, qui ne se posent pas trop de questions sur l'avenir de leur entreprise, ont déjà la tête à un nouveau projet insolite connexe: leur futur bar à vin. 

«On va l'installer là-haut, dans les branches du baobab. Les gens dégusteront le vin en surplombant le vignoble, ce sera magique», dit Philippe Franchois.


Article publié sur Slate Afrique avec AFP

Jérôme Hutin - Parrain de l'association INECOBA

 

Jérôme Hutin est le parrrain d'INECOBA depuis le création de l'association il y a bientôt 8 ans. Nous l'avions rencontré à l'occasion de son livre "Les arbres vénérables" et de son appel du Baobab de Diass au Sénégal.

Né en 1967, Jérôme Hutin habite en Dordogne depuis son enfance et vit actuellement à Terrasson-Lavilledieu.

Photographe explorateur, il a voyagé dans plus de 50 pays autour de la planète à la rencontre des arbres vénérables, âgés de 500 à 10500 ans.

Parmi ses réalisations les plus connues, on compte le livre d’art intitulé « les Arbres Vénérables, tour du monde des géants millénaires », publié en 2003 aux Éditions Jean Claude Lattès, ainsi qu’une grande exposition géante sur toile maille drapeau, créée en 2006 avec le soutien de la ville d’Epinal (Vosges).

REALISATIONS PHOTOGRAPHIQUES

En 2008, Jérôme Hutin crée une boutique en ligne autour de ses photographies: Arbor’Ethic http://arborethic.comniort

En 2010, la ville de Niort, pour le festival Teciverdi, aide à la fabrication de nouvelles toiles photos dont la plus grande mesure 4 x 7 mètres.

En Décembre 2010, la ville de Genève demande à Jérôme Hutin de réaliser une projection géante sur le
bâtiment Rolex du bord du Lac Léman, pour le festival « Arbres et Lumières » ; une réalisation unique d’une
splendeur inoubliable.

yeux du monde

D’Avril à Octobre 2012, la ville de Terrasson finance une autre exposition sur les arbres vénérables, dans des formats plus modestes (60 x 140 cm). Cette réalisation agrémentée de textes bilingues a une envergure pédagogique.

 En Août 2014, après avoir proposé une projection géante sur l’église de Terrasson – Lavilledieu, la municipalité l’avait accepté.

Le 13 Août 2014, la rêve devint une réalité sous les regard émouvant de milliers de personnes, lesquels admiraient les photographies géantes des arbres du Monde et du Périgord.

Retrouvez nous aux mois de septembre et octobre 2015 sur 3 salons

 

L'association INECOBA sera présente sur 3 salons en septembre et octobre 2015. Nous vous attendons nombreux !

- du samedi 19 au dimanche 20 septembre 2015 dans le cadre de l'ouverture de la Ferme pédagogique à Rosny-sous-bois

- du vendredi 25 au dimanche 27 septembre 2015 pour le 34ème Salon Départemental du Jardinage au Parc Montreau à Montreuil

- du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2015 pour la Fête de l'Arbre au parc Dumont à Aulnay-sous-Bois

 

Pour les 2 salons/expositions du mois de septembre, l'association proposera des animations, dégustation de jus de baobab et plantation, repiquage de jeunes plants de baobab chacal qui seront offerts aux enfants.

 

AD93  rosny

Au Sénégal, le premier millésime du Clos des Baobabs

4666390 3 89b2 le clos des baobabs au senegal le 21 avril 2 6bc251519ffd665ca05d3350d3db7aacJour de vendange... au Sénégal. Situées sur la Petite Côte, à une bonne heure de route de Dakar, les vignes du Clos des Baobabs s’étendent sur un hectare. Pour ces premières vendanges, tous les associés sont présents : Mokhsine Diouf, œnologue, François Normant, un informaticien débarqué au Sénégal en 2007, et Philippe Franchois, un assureur qui a travaillé pendant trente ans à Meursault avant de revenir dans son pays natal. Des amis – et même l’ambassadeur de France – sont aussi venus donner un coup de main.

Faire du vin au Sénégal est un défi face à la nature et au poids des traditions. Après avoir réglé les problèmes d’eau en allant puiser dans la nappe phréatique à 180 mètres, après avoir réussi à recréer la dormance (cycle végétatif de la vigne) en badigeonnant les bourgeons afin de provoquer le nécessaire choc thermique, après avoir su écarter les termites et autres parasites, les viticulteurs de la Teranga ont dû lutter contre les singes, venus grappiller le raisin avant qu’il ne soit récolté. Pour leur prochaine récolte, ils espèrent une production de 500 bouteilles. « Mais avoir obtenu du raisin qui fasse du vin, c’est déjà génial ! », assurent-ils en chœur.

Les premières vendanges du Clos des baobabs ont eu lieu en avril. Deux mois plus tard, les quelque 5 000 pieds plantés de cinq cépages (cabernet, grenache…) ont donné une première production d’une soixantaine de bouteilles : « Un rosé structuré et sympathique à boire sans problème à l’apéritif », assure Mokhsine Diouf, qui produit également du rouge.

Mokhsine Diouf et le vin, c’est une histoire qui commence avec les années 1990. Né à Accra (Ghana), dans une famille originaire de Saint-Louis, le fils de diplomate, agé de 48 ans, a quitté Dakar après l’obtention de son bac pour des études de sociologie à Montpellier. « Le vin est arrivé par hasard, se souvient celui que l’on surnomme le « griot des viticulteurs ». Je travaillais, comme étudiant, dans une entreprise de mise en bouteilles. »

4666392 6 4238 un verre de vin d96b628a42d3e280fa3b78c9b15aa8b0Après sa maîtrise, il sollicite un congé individuel de formation pour obtenir un BTS en commercialisation des vins et spiritueux, et suit parallèlement des cours d’œnologie et de viticulture.

« Avec mon diplôme, j’ai sollicité un poste vacant au sein de l’entreprise qui correspondait à mon profil, mais la réponse a été ’niet’, raconte t-il. Parce que j’étais novice, sans doute, et que je ne faisais peut-être pas assez couleur locale... j’ai démissionné. »

Pari gagnant

Bien décidé à vivre de sa passion, le « Sénégaulois » loue un ancien garage à Clermont-l’Hérault, sur la grand-place de la ville languedocienne, et ouvre sa cave, qu’il baptise joliment Au fil du vin. Il sait se montrer convaincant : « J’ai proposé à la propriétaire, représentante locale du FN, de m’occuper de son vin et de former son fils... »

Le pari se révèle gagnant. « Les Anglo-Saxons, installés dans le coin, ont été mes premiers clients, se souvient-il. Ils m’ont amené les locaux et tout s’est enchaîné très vite. » Au Fil du vin devient un lieu incontournable, exposant des peintres (dont Hervé dit Rosa, une figure de la figuration libre) et mettant souvent en valeur les vignerons du cru.

« Cette expérience m’a permis de m’enraciner, assure Mokhsine Diouf. De la couleur de ma peau, un handicap supposé, j’ai fait un avantage. Mais ce sont mes compétences qui m’ont permis d’installer la confiance. » Il obtient le prix de la Très Petite Entreprise, puis décide de s’agrandir en développant une activité de bar à vins. « Plus d’employés, plus de soucis… Plus de vie ! » Las, il vend son commerce en 2012.

Développer le conseil

Retour à la case Dakar, fin 2013, où il prend le temps d’analyser le marché, évalué entre 20 et 25 millions de bouteilles par an. « On trouve 70 % de vins médiocres, mis en bouteille sur place, 20 % de vins moyens importés et 10 % de qualité, une niche qui peut grossir si on fait de la pédagogie, analyse-t-il. Ce n’est pas dans la culture locale, mais il se consomme de plus en plus de vin dans le monde, et il y a de moins en moins de vignes. Les pays émergents ont une carte à jouer dans cette nouvelle donne. » Morkhsine Diouf a des tas d’idées à développer, notamment le conseil aux particuliers et aux restaurateurs.

La première année, il a ainsi proposé en soirée une activité de bar à vins dans une épicerie fine située sur le Plateau et lancé des dégustations dans les bonnes tables de la capitale, comme au restaurant Al Kiama, au cœur des Almadies, le quartier chic de Dakar. A chaque fois, il propose aux clients une sélection de vins importés par ses soins, et refait la carte.

Mokhsine Diouf sait qu’il faut du temps pour s’imposer dans ce segment où prime la qualité « et surtout pas le volume ». Parallèlement à ses activités vinicoles, Nespresso vient de lui confier la direction commerciale de sa branche sénégalaise. Va-t-il troquer le vin pour le café ? « Une fois que j’aurai acquis de l’expérience, il faudra que je retourne à la terre ! Je souhaite élever de la vigne dans la région de Saint-Louis, qui présente l’intérêt d’être un peu plus fraîche, répond-il. Prendre son temps, c’est le secret de la réussite. »

Denis Jacques

En savoir plus sur Le Monde Afrique